Autres Poèmes de

SALLE DE SÉJOUR

 

Tant délogement contenu entre murs blancs

Le silence a échos

Étourdi

Par les cabrioles de l’air s’avertissent les ailes

De l’ange du Duine

A quoi vient ’il?

A qui cherche-t-il?

Chez moi le vide déborde les fenêtres

Et les mouches viennent pour mourir de faim.

 

  

PRIÈRE AVEC CIGARRETTE

 

La fumée de dieu emmène mon cœur de retour

Moins dense circule l’air dans la poitrine?

Se calment les nuits tatouées dans les yeux?

Invocation                                                                                              

Conjure de mouettes mandibules

Ça prend du temps débuter la journée avec les veines en pointe

On me demande par la densité de la poitrine

Par la légèreté des yeux

Et je n’ai pas d’air

Et  j’ai des nuits en trop

Je ne peux que faire des signales de fumée

Vers un ciel d’aveugles oiseaux.

 

 

 LA NUIT DESSOUS L’EAU

 

Demi-bouteille d’eau de vie a la douche

Bouillonnement transparent de foies insomniaques

Paupières électriques

Intermittences

Veille de qui naufrage en soi-même

 

Contre l’étiquette

Contre la clepsydre emballée

Contre la peau ivre qui ouvre son parenthèse d’aiguilles diluées

Quelqu’un fête l’allongement des nuits

 

Éteint la lumière

Se baigne d’ombres

Lève le bras et se donne à boire aquariums et douches de mollusques empalées par des éclairs

Alcools de bain

Brume liquide

Que le verre ne se casse pas contre les carreaux

Que la nuit ne se casse pas dessous l’eau.

 

 

MORT D’ESCARGOT

 

Un escargot vient de mourir

Deux sexes dans une goutte d’eau

Leurs organes cousus avec la bave souple de leur lente copule

Elle est morte la peur d’araignée qui t’empêche d’abandonner la maison?

Il est mort le désarroi qui te saisit à n’importe quel mur?

 

Quand les eaux cessent

L’herbe pleurera en toi des nouveaux escargots

Avec plus d’abandon que d’espérance

Tu iras lentement avec ta maison au-dessus

Avec le besoin de l’amour sur

 

Tu verras comment la terre court

Comment l’air vole

Comment l’eau se submerge

Et toi

Avec ta maison d’entrailles en pente

Au moins tu voudras

Un fil d’araignée

Qui te lève la tête.

 

 

 Traduction: Juanita García-Reyes Rôthlisberger 

 


retour